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La peinture de Yin
Qi est tout sauf innocente. Elle s’enracine au plus profond
de sa culture. Ses tableaux de grands formats représentent
le plus souvent des têtes de chien, quelquefois des espaces
domestiques vides. Son sujet principal est en fait une quête,
dont le sens transparaît dans les monochromes abstraits,
de plénitude, de l’exactitude du geste dans l’instant
où se joue et se rejoue l’acte vertigineux de peindre.
La peinture à l’huile, appliquée en couches épaisses
est peignée d’un mouvement de rotation de la main qui la creuse
en cercles contigus, sans distinction entre la figure et le fond, comme le sol
d’un jardin zen. Ce qui importe à Yin Qi c’est par ce mouvement
répété qui exclut tout repentir, de réaliser la fusion
entre l’intention et le geste, dans un engagement total et
serein.
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