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La hausse des prix des carburants devient insupportable pour la majorité. Une mobilisation sous la forme d’un blocus de routes est donc prévue pour lutter contre cette situation. Sur les réseaux sociaux, le nombre d’intéressés ne cesse d’accroître. Sur le terrain, des anonymes ne veulent plus rester silencieux. Le mouvement se structure progressivement. Quand est-ce que ça a commencé ? Comment le mouvement va-t-il se dérouler ?

Gilet jaune grève taxe carburants

Qui a eu l’idée ?

Le 29 mai, Priscillia Ludosky a décidé de lancer une pétition contre la hausse des prix des carburants. Son intention étant d’être la porte-parole des automobilistes qui n’approuvent pas cette situation révoltante.

Aujourd’hui, la mobilisation est devenue virale sur les réseaux sociaux. Plusieurs personnes affirment être partantes pour organiser un blocus. Ce sera à l’échelle nationale et la date est fixée. Ce sera le 17 novembre. Les personnes concernées ont également déjà indiqué les lieux. Les opérations auront lieu aux environs des pompes à essence. Spécialement aux alentours des grandes surfaces. Les contestataires souhaitent pouvoir augmenter leur pouvoir d’achat.

Bien que le mouvement soit très populaire sur les réseaux sociaux, le réaliser dans la réalité est encore une tout autre histoire. Cependant, certains prévoient de franchir le pas, sans parti politique et sans syndicat.

Les organisateurs qui ont tous débuté par les réseaux sociaux disent qu’ils ne vont pas faire n’importe quoi. Même si on parle de blocus, ce sera un mouvement pacifiste. Ils ont alors eu l’idée de faire des déclarations en préfecture.

carburant

Opérations escargots

Des opérations escargots ainsi que plusieurs barrages auront lieu un peu partout, la date prévue. Même si les organisateurs se sont mis d’accord sur la date et les lieux, ils n’ont pas encore déterminé la durée. Ils sont également encore indécis sur son ampleur.

Mais avec les soutiens qu’ils obtiennent via internet, ils demeurent optimistes. Ils indiquent que la date du 17 novembre sera un point de départ. Ils ne savent pas quand est-ce que le mouvement s’arrêtera. Question financement, il est important pour la majorité d’entre eux de se serrer les coudes. Faire les tracts requiert de l’argent. Si on a la somme supplémentaire pour un litre de gasoil, mieux vaut la consacrer au mouvement.

Chaque jour, de nouvelles idées apparaissent autour de ce blocus. Il pourrait donc durer selon les organisateurs. Mais jusqu’à présent, cette mobilisation reste encore virtuelle. On attend son évolution. Les personnes qui disent être intéressées ne seront pas forcément présentes sur terrain.

Pour que le gouvernement réagisse

Le samedi 17 novembre, on compte de nombreux rassemblements dans plusieurs villes. Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, les groupes augmentent de jour en jour. Ce qui engendre parfois une confusion au niveau de l’organisation du blocus.

Les internautes se perdent et ne savent plus où se tourner. Les pétitions sont presque innombrables. Le message est un peu flou pour certains, tout comme les heures et les modalités de la mobilisation. Mais la plupart des contestataires savent que le but est de faire réagir le gouvernement. Les taxes sur les carburants sont intolérables. Et il n’y a pas que ça, les taxes dans tous les domaines sont aussi abordées.

descente

Ce blocus ne vise pas à renverser le président. Néanmoins, une descente dans la rue aura un impact conséquent.