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Le mouvement des gilets jaunes n’en finit pas de prendre de l’ampleur. Ces derniers, répandus dans toute la France, tentent de dissuader le gouvernement par rapport au durcissement à venir de la politique fiscale. Le ton monte rapidement dans les régions, le bras de fer continue.

Gilets jaune en grève France

Trop de taxes, selon les Français

Les frondes aux gilets jaunes ont débuté le 17 novembre. 10 jours après, on ne voit pas encore la solution pointer le bout de son nez. Pire encore : les manifestations se font plus violentes, face au manque de réactivité de la part du gouvernement.

Rappelons-le, ces manifestations ont pour but de tirer la sonnette d’alarme sur les taxes qui pèsent sur les ménages français, qui ne cessent d’augmenter. En particulier, il est question d’une taxe sur les carburants qui va encore augmenter en 2019, sous prétextes écologiques. Le problème, c’est que seule une petite partie de cette taxe sera orientée vers la mobilité responsable.

Mais les Français râlent surtout pour leur pouvoir d’achat qui n’en finit plus de baisser. Les impôts en tous genres ne cessent d’augmenter, tandis que les salaires stagnent. Les emplois se font rares, les conditions de vie se font plus précaires. D’après certains manifestants, il est désormais fréquent de s’interroger comment boucler les fins de mois alors qu’au 15, on est déjà dans le rouge.

Pouvoir d'achat en berne

Des groupuscules extrémistes qui se greffent aux manifestations

Le mouvement des gilets jaunes est libre, sans coordination. Il s’agit alors d’une arme à double tranchant. En effet, les manifestations sont spontanées, sincères mais aussi imprévisibles. Il est donc difficile de trouver une réelle cohérence entre tous les manifestants, tant ils ont du mal à se comprendre entre eux, même s’ils ont les mêmes convictions.

Cela prend même des tournures dramatiques dans certaines régions. En effet, on a pu voir des groupuscules extrémistes se joindre aux gilets jaunes, faisant montre de tout leur savoir-faire en matière de vandalisme.

Si dans bien des villes les manifestations se déroulent sans encombre, les exceptions existent bel et bien. Par exemple, rappelons l’automobiliste dans l’Aisne qui a forcé un barrage de police, blessant un CRS dans la foulée.

Les revendications se font plus importantes

Alors que le gouvernement tarde à réagir, les manifestations se font plus importantes et plus violentes. Lors de la deuxième mobilisation des gilets jaunes à Paris, le 24 novembre dernier, les revendications – déjà disparates – se sont intensifiées. Certains ont même réclamé la démission du président Macron, la dissolution de l’Assemblée nationale ou encore la marche vers l’Élysée.

Mais les manifestations finissent par dégénérer ce samedi-là sur les Champs-Élysées. Le bilan est lourd, notamment sur le plan matériel. Des terrasses détruites, des vitrines cassées, sans compter les abris-bus et autres infrastructures qui ont été saccagés.

Tout au long des altercations entre manifestants et forces de l’ordre, 24 blessés ont été répertoriés. Les premiers utilisaient cailloux et autres projectiles improvisés, tandis que les seconds répliquaient avec des canons à eau et des bombes lacrymogènes.

Ma

Macron propose un pacte social

Emmanuel Macron est sorti de son silence, suite aux échauffourées du 24 novembre. Dans un premier temps, il a parlé de honte, faisant référence à la tournure des manifestations, notamment les agressions subies par les forces de l’ordre et certains citoyens. Ensuite, il a annoncé qu’il s’exprimerait le 27 novembre, pour dévoiler son plan d’action face à la situation. Au cours de cette conférence de presse, il n’a pas manqué de souligner qu’il a entendu les doléances des manifestants.

Entre autres, il est prévu de mettre en place un « pacte social » afin d’accompagner la mise en place de la transition écologique, que cette dernière ne leste pas les ménages les plus modestes. Il est également question d’instaurer un Haut conseil pour le climat.

Bien avant même l’annonce officielle de ces mesures, les gilets jaunes criaient au scandale, estimant que cela n’apportait pas de réelles solutions à leurs problèmes.

Quelques personnalités politiques ont abondé dans ce sens, notamment Marine Le Pen à qui certains reprochent une tentative de récupération politique. En effet, celle-ci a affirmé que le gouvernement devait écouter et répondre aux revendications des gilets jaunes et non botter en touche avec un plan social.