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Les tarifs des péages vont augmenter en février prochain. La cause principale à cela est tout simplement pour financer 700 millions de travaux. Après la hausse des prix du carburant, ça va maintenant être au tour du ticket de péage. La nouvelle est plutôt mal accueillie chez les automobilistes. Même si chaque année, les tarifs des péages autoroutiers augmentent systématiquement, pour l’année 2019, ils augmenteront sensiblement plus que d’habitude. Encore une mesure qui feront râler les Français, plus qu’ils ne râlent déjà avec la taxe sur les carburants.

2019

Pourquoi cette hausse ?

L’année prochaine, cette hausse va s’ajouter à une majoration pour le financement des travaux. On aura une augmentation entre 0,14 et 0,38%. Le gouvernement a ajouté un supplément l’été dernier aux sociétés d’autoroutes.

Le but est d’atteindre 700 millions d’Euros pour financer les travaux sur une vingtaine de bretelles d’autoroutes. Il y a aussi les aménagements pour l’installation de places de parking de covoiturage et la réduction de l’empreinte environnementale.

automobile

Alors, les transporteurs et les automobilistes en général seront dans l’obligation de payer plus. Les péages d’autoroutes vont coûter un peu plus cher à partir de février prochain. C’est une hausse habituelle, cependant, elle va être plus forte dans l’année qui va venir. Entre 2019 et 2021, chaque concessionnaire aura le droit d’appliquer une majoration en fonction des cas.

Le 7 novembre, l’État a publié au Journal officiel les derniers avenants aux contrats concernant cet objectif. Ce sont les utilisateurs qui vont payer les travaux sur l’autoroute : les nids-de-poule, ponts affaissés, revêtements en mauvais état, etc.

Un projet qui revoit le jour

Ce projet était déjà planifié depuis François Hollande en 2015. Le gouvernement souhaitait créer 5000 emplois et optimiser le réseau routier au niveau local. L’objectif était de mettre en place des aires de covoiturages.

Les investissements étaient pris en charge par les collectivités locales ainsi que les automobilistes utilisant la route. Le régulateur des automobiles, l’Arafer (l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) a finalement repoussé ce plan en mi-2017. Après, c’est Emmanuel Macron et ses ministres de l’Économie et des transports qui ont dû en réaliser un nouveau.

Les réseaux concernés

APRR (centre-est), Area (Rhône-Alpes), ASF et Escota (Sud) ainsi que Cofiroute (Vinci Autoroutes) sont d’abord concernés. Ils engageront 381 millions de travaux, dont 150 financés par les collectivités locales. C’est un responsable du groupe cité par le JDD qui l’a annoncé. Sanef et SAPN (nord-est) sont également concernés.

hausse

Ce plan d’investissement autoroutier était cependant monté jusqu’à 800 millions d’Euros d’après les avis par le Conseil d’État. Toutefois, l’Arafer critique depuis plus d’un an ce plan. Elle souligne que les augmentations des tarifs de péages prévues excèdent le juste niveau qu’il serait légitime de faire supporter aux usagers. L’Arafer écrivait aussi que certains projets correspondaient déjà à des obligations prévues dans les contrats. Ce n’était pas établi qu’ils soient forcément utiles ou nécessaires à l’exploitation de l’autoroute, toujours selon elle.

Par rapport au projet initial, ce programme des travaux financés par cette augmentation avait totalisé 1 milliard d’Euros. Après, on l’a ramené à 800 millions. C’est l’Arafer qui a estimé que les hausses de péage pensées en contrepartie de ces investissements étaient trop importantes. C’est pourquoi on a réduit les travaux et finalement, on en est resté à 700  millions d’Euros.